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lescoworkings.fr

Prix et budget6 septembre 2026, mis à jour le 14 septembre 2026

Day pass ou abonnement : à partir de combien de jours le mois devient-il rentable ?

Avec un day pass médian à 25 € et un poste nomade à 200 €/mois, le seuil de bascule est de huit jours en France. Il varie de six à onze selon la ville, et les carnets changent le calcul.

Le day pass est la formule d'essai du coworking : une journée en open space, sans engagement, souvent réservée en ligne. L'abonnement mensuel est la formule de fond. Entre les deux, une seule question compte : combien de jours par mois. Voici la réponse, à partir des tarifs relevés par LesCoworkings sur les sites des espaces au relevé de juillet 2026.

Huit jours : le seuil national

Le day pass médian en France est de 25 €, la moitié des tarifs relevés se situant entre 20 et 29 €. Le poste nomade mensuel, c'est-à-dire l'accès libre à l'open space sans place attribuée, est à 200 €/mois en médiane. Le rapport des deux donne le seuil : huit journées par mois. En dessous, le day pass coûte moins cher. Au-dessus, l'abonnement l'emporte, et de plus en plus nettement à mesure que la fréquentation augmente. À quinze jours, l'abonnement revient à 13 € la journée, presque moitié prix.

Ce seuil suppose que l'on compare la même chose. Un day pass donne l'accès sur les horaires d'accueil. L'abonnement ajoute très souvent l'accès en dehors, une adresse pour recevoir du courrier, des crédits de salle de réunion et un tarif résident sur les salles. Un abonné qui vient six jours par mois mais utilise deux heures de salle est déjà gagnant.

Le seuil change selon la ville

Le day pass est un produit d'appel presque partout tarifé de la même façon, autour de 25 €. Le poste nomade, lui, suit le marché local. Le seuil de bascule se déplace donc avec le prix du mois.

À Lille, le poste nomade médian est à 160 €/mois pour un day pass à 25 € : l'abonnement devient rentable dès 6,4 jours. À Marseille (170 €/mois), le seuil est à 6,8 jours, à Rouen (159 €/mois, day pass 22 €) à 7,2 jours et à Montpellier (187 €/mois) à 7,5 jours. À Lyon, Nantes, Bordeaux et Toulouse, où le poste nomade médian est à 199 €/mois, le seuil est de 8 jours, comme au niveau national.

À l'autre extrémité, Grenoble combine un day pass bas (20 €) et un poste nomade à 220 €/mois : il faut 11 jours pour rentabiliser l'abonnement. À Paris, le day pass reste à 25 € mais le poste nomade médian est à 280 €/mois, soit 11,2 jours. Dans la capitale, un indépendant qui vient deux jours par semaine a intérêt à rester au day pass, ce qui n'est vrai presque nulle part ailleurs.

Le détail par ville, avec les médianes de chaque type d'offre, est sur le baromètre des prix. Les espaces qui affichent un tarif à la journée sont regroupés sur les pages « à la journée » des grandes villes, par exemple à Lyon ou à Paris.

Les formules intermédiaires que le seuil ignore

Le calcul à deux termes oublie trois formules relevées dans les grilles.

Le carnet. Une part des espaces vend des carnets de cinq ou dix journées, à utiliser sur plusieurs mois, avec une remise de 10 à 20 % sur le prix unitaire. Sur les tarifs relevés, 37 offres étiquetées « day pass » sont en réalité des carnets. Leur prix affiché, 150 ou 180 €, n'est pas celui d'une journée. Pour qui vient quatre à six jours par mois de façon irrégulière, le carnet est souvent la meilleure option, et il est rarement mis en avant.

La demi-journée. Soixante-dix tarifs de demi-journée ont été relevés, à 15 € en médiane. Pour des matinées ou des fins d'après-midi, elle divise presque par deux le coût de la journée, à condition que l'espace la propose : c'est une minorité.

Le temps partiel. Des abonnements « 10 jours par mois » ou « 5 jours par mois » existent, en général entre 100 et 150 €. Ils reviennent à un day pass négocié autour de 12 à 15 € la journée, avec les avantages du statut de résident. Ils sont la réponse exacte à la zone grise entre cinq et dix jours, et la grille les mentionne souvent en bas de page.

HT ou TTC : vingt pour cent d'écart dans le seuil

Sur les tarifs de day pass et de poste nomade qui précisent la mention, 82 % sont affichés hors taxes. Un particulier, un étudiant ou une association non assujettie paie 20 % de plus que le chiffre lu. Une entreprise ou un indépendant assujetti récupère la TVA et raisonne bien en HT. Le seuil de huit jours ne change pas si les deux tarifs sont exprimés de la même manière. Il bouge si l'espace affiche son day pass TTC et son abonnement HT, ce qui arrive.

Ce qu'il faut retenir

Moins de six jours par mois, le day pass ou le carnet. Plus de dix, l'abonnement, partout en France sauf à Paris et Grenoble où la limite est un peu plus haute. Entre les deux, la bonne réponse est une formule à temps partiel quand l'espace en propose une, et sinon le day pass tant que l'on n'a pas besoin de salle de réunion ni d'accès en soirée. La grille de chaque espace, avec ses mentions HT ou TTC et ses formules intermédiaires, est reprise sur sa fiche.

Publié par LesCoworkings, données issues de nos relevés de prix.